Culture & Art - Poèmes

Théodore Monod

Quant à la mort,

« Alors, j’attends le moment venu, de passer à l’autre rive,

comme disait si joliment mon père,

 et d’avoir peut-être quelques nouvelles du résultat spirituel de ce passage.

Je ne peux qu’attendre, avec beaucoup de curiosité,

même dans ce domaine-là.

Et s’il y a une raison importante

pour laquelle je souhaiterais qu’il y eut quelque chose après la mort,

c’est pour que nous puissions avoir de l’autre côté,

la possibilité de nous faire pardonner un certain

nombre de choses de la part de ceux

que nous avons blessés soit par des actes,

soit par des paroles,

soit peut-être, et c’est plus important encore, par des silences.

Ce serait beau de savoir que l’on pourrait recevoir un jour le pardon

de ceux que nous avons blessés.

Alors on attend, sans hâte…

L’heure viendra quand elle devra venir.

Elle est venue pour les dinosauriens,

elle viendra aussi pour chacun d’entre nous.

Et puis, on verra, bien entendu… »

Le Chercheur d’Absolu

«Les nomades, ces hommes libres, déplaisent aux pouvoirs centraux, parce qu’ils leur échappent.

Ils dérangent les gouvernements, les bureaucrates qui n’arrivent pas à les maîtriser de gré ou de force,

 d’où la tentation de les exterminer »

Si beau, impossible à oublier

Oh Tibet ! Mère bien-aimée,

Tes beautés me hantent à longueur de journée !

Ton majestueux Mont Kaïlash et

Ton merveilleux Lac Kokonor

 

Tu es si beau, impossible à oublier.

Je me remémore ton peuple

Les bons, généreux,

Courageux et hardis Tibétains

 

Qui aiment la paix et haïssent la guerre

Le sourire toujours sur les lèvres

Mais hélas ! Comme je me sens triste

Quand je pense à ce jour

 

Où le drapeau rouge t’a dominé

Détruisant tout ce qui t’appartenait.

Jamais je ne t’oublierai

Et je me battrai de toutes mes forces

Afin de te libérer

De la poigne chinoise.

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